Témoignage : la PMA a renforcé notre couple

Dernière mise à jour : 1 mars



Quand le parcours PMA commence à être difficile à vivre pour le couple, on ne sait pas comment y faire face. Même si 20% des couples se séparent après avoir commencé un parcours PMA, il peut aussi devenir une force au sein du couple. Mais comment s'y prendre? Quel est le secret des couples qui arrivent à surmonter les difficultés?


Aurélie et Junior nous donnent quelques éléments de réponse. Ils nous racontent leur histoire et la façon dont ils ont réussi à surmonter les difficultés.


Un regard croisé sur leur parcours qui apporte aussi de jolis conseils pour le couple.



1. Comment vous êtes-vous rencontrer?

Junior : On s’est rencontré dans une église qu’on a fréquenté pendant quelques années. Aurélie était sur le devant en train de chanter quand je l’ai vu pour la première fois. On a pris quelques temps pour apprendre un peu à se connaitre. Plus on discutait, plus les choses devenaient évidentes. On s’est fréquentait pendant 6 ans, avant de se marier, en septembre 2015

Aurélie : J’avais 18 ans quand j’ai vu Junior pour la première fois. Comme il l’a dit, on s’est rencontré à l’église. J’étais effectivement en train de chanter, et dès que je l’ai vu arrivé, j’étais un peu comme sur une autre planète. Comme le disent les plus jeunes aujourd’hui, j’ai eu un Crush direct !


2. Quel genre de couple étiez-vous?

J : On a toujours eu une relation assez fusionnelle. Très peu de dispute, pour ne pas dire aucune. Très complémentaires avec des caractères assez différents mais qui fonctionnent plutôt bien ensemble.

A : Je confirme ! Autant sur les caractères différents que sur le reste. Dès le début de notre relation on a instauré du dialogue. C’est ce qui nous a souvent sauvé.


3. Quand avez-vous décidé de commencer à avoir un enfant ? Est-ce que ça a eu un impact sur votre couple ?

A: Comme je le partage dans mon témoignage , mon désir d’enfant a commencé à faire son chemin dans mon cœur à la naissance de mon 2ème frère. J’avais 15 ans à ce moment-là. Je me suis beaucoup occupé de lui. Notre mère avait fait une chute qui immobilisait son bras droit. Elle ne pouvait pas faire grand-chose. J’ai vite pris le relai pour m’occuper de lui.

J : On ne s’est jamais réellement posé pour se dire « et si on faisait un bébé ». C’est venu très naturellement. C’était évident en fait ! On aime les enfants, on vient tous les deux d’une grande famille, et on s’aimait tellement qu’il était impossible de concevoir une vie familiale sans mini-nous.


4. Comment avez-vous découvert vos soucis d’infertilité ?

A : C’est assez bizarre écrit comme ça, mais j’ai un peu l’impression d’avoir toujours su qu’on rencontrerait des difficultés pour avoir des enfants. Quand j’étais plus jeune, alors que je n’étais même pas en âge de penser à la maternité, je me souviens m’être fait la réflexion « et si je n’arrive pas à être enceinte » ; Ce n’était donc pas une surprise quand, les premiers mois après l’arrêt de mon contraceptif, je ne voyais pas bébé s’installer. Ça n’a pas du tout rendu les choses plus faciles à vivre, en revanche une partie de moi s’y était un peu préparé.

J : Il n’y a jamais eu de diagnostic posé puisque nos examens ne sont pas terminés. Aurélie est pour le moment allé jusqu’au bout des siens, mais je n’ai pas fini les miens, et c’est ce qui a commencé à rendre les choses plus complexes. Le spermogramme me pose problème. Si j’ose en parler, c’est justement parce que je pense ne pas être le seul à me retrouver en confrontation avec cet examen. Y aller, c’est OK, l’examen en lui-même, c’est OK, mais le recueil…c’est encore plus complexe qu’une grande équation scientifique.


5. Comment vivez-vous votre parcours?

J : Depuis le début de notre relation, le dialogue a été instauré au sein de notre couple. Mais les premières années de nos essais bébés, on s’est rendu compte qu’un fossé se creusait entre nous.

A : Je ne le réalise que maintenant, mais ce fossé était justement causé par le fait qu’on ne dialoguait plus de la même manière. Un peu comme si on ne parlait plus le même langage. Moi, je me cachais pour pleurer. Je ne voulais pas trop qu’il me prenne pour « une faible qui pleure tout le temps ». Lui, il ne parlait pas trop de ses difficultés. Il s’est tout de suite placé en « sauveur » de la famille. Sa posture de super héros ne lui permettait pas de montrer sa vulnérabilité. Sans s’en rendre compte, on se parlait de moins en moins.

Quand on a commencé à s’en rendre compte, on a commencé à faire plus attention à notre couple. On a appris à réellement s’écouter et à accueillir ce que l’autre pouvait ressentir. Ça a donné un vrai plus à notre relation. Les difficultés ont eu l’effet d’un élastique sur nous. On s’étirait à cause de la douleur, de la tristesse, de l’incompréhension, d’un faible dialogue…Quand on a réalisé tout ça, on a un peu ordonné à nos fiertés de lâcher l’élastique et ça nous a propulsé dans une autre dimension. Bienveillante et à l’écoute.


6. Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui commencent le parcours PMA?

J : On est tous les deux en accord pour dire que la base des bases, c’est le dialogue. Oui, Madame semble inconsolable mais elle a en elle la capacité d’écouter et d’être un soutien pour son partenaire ; Quant aux gars, votre cape de super héros vous va à merveille mais vous avez, vous aussi, le droit de montrer votre vulnérabilité, vous avez le droit de pleurer, d’être dans l’incompréhension et d’avoir besoin d’être épaulé.



7. Et aux couples qui traversent des difficultés?

A : Rappelez-vous que votre couple est le ciment de ce votre parcours. Parlez vous, écoutez vous, rappelez vous que chaque nouvelle seconde vécue ensemble est une nouvelle seconde vécue ensemble.

C’est l’un des secrets de notre couple. Rien n’est pris pour acquis, et vivre chaque instant comme le premier, permet de ne jamais laisser la flamme s’éteindre. Quand on traverse une période difficile, il n’y a rien de mieux que de trouver du repos et du réconfort auprès de la personne qu’on aime.


8. Que vous manque-t-il aujourd'hui pour mieux vivre le parcours?

J : Un bébé ! OK c’est la réponse facile mais on l’a tous les deux dit en même temps donc ça compte, non ?

Nous avons manqué de beaucoup de choses quand nous nous sommes retrouvés tous les deux à tenter de comprendre pourquoi bébé n’arrivait pas. Nous nous sommes sentis relativement seuls pendant plusieurs années. Petit à petit, des choses ont cheminé dans notre cœur, et nous traversons aujourd’hui cette saison dans le bien-être.

A : En créant Il était une foi, un espace d’accompagnement des couples en désir d’enfant, on veut apporter une solution aux couples en PMA qui recherchent ce qui nous manquait pendant des années : le bien-être malgré les difficultés. Une oasis en plein milieu du désert.



Si vous souhaitez en savoir plus sur Aurélie et Junior, n’hésitez pas à les suivre sur Instagram @il_etaitunefoi



Salut, Je suis Elisabeth! Je vous envoie une newsletter mensuelle qui contient une série d'articles sur la PMA, la sexualité, le bien-être et le développement d'Aima.




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